AICA Barge

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L’eglise Paroissiale Saint Jean Baptiste

L’actuelle église paroissiale de saint Jean Baptiste trouve son origine dans le contexte historique architectural du Moyen Age (la première mémoire, selon Alessio, dans les “Vicende civili e religiose di Barge” date de 1186) comme nous témoigne son beffroi.

Au cours des siècles, surtout au XVIème siècle, des transfomations profondes, et même la reconstruction, ont intéressé l’édifice jusqu’à la situation actuelle, oeuvre de Francesco Gallo (1672 – 1750), architecte et ingénieur militaire de Mondovì, notamment actif dans le Piémont du Sud, où il a projeté des églises et des hôpitaux.

Gallo, excelleent téchnicien et créateur de formes, surtout à l’intérieur de l’église, joue le rôle de l’architecte sous plusieurs aspects.

Il est urbaniste quand il projecte la façade comme une coulisse qui valorise l’homonyme place Saint Jean d’en face: costruite d’une façon rigoureuse, bien que baroque, et bien caractèrisée par la brique, cette façade encadre les deux ordres superposés dans une superficie unique, renforcée par des pilastres qui la rythment dans son parcours horizontal et par des cadres qui en adoucissent la hauteur, qui se termine par un tympan d’origines classiques. Elle obtient ainsi un tracé plastique, presque graphique, relevé par un faible clair-obscur dans lequel la brique participe activement. La seule mignonnerie est la niche qui abrite la statue de Saint Jean, du début de 1900.

Il est ingénieur, quand il se sert de la science mécanique pour réaliser la grande voûte elliptique surbaissée que l’on peut admirer à l’intérieur.

Il est décorateur, sobre et rigoureux, qui se préoccupe moins de la beauté des éléments individuels que du ton élevé de l’ensemble architectural comme valeur ajoutée des espaces et des volumes.

L’intérieur , en suivant les règles de  la contre-reforme,  est organisé   selon un schéma longitudinal, même en raison d’une hauteur considérable; il paraît comme un organisme central, comprimé latéralement jusqu’à la transformation en perspective de profondeur qui ralentit sa course dans la courbure absidale où se trouve la grande toile du “Baptême de Jésus” d’auteur inconnu (fin 1700). Le résultat est une vaste salle rectangulaire, avec six chapelles, qui relient les espaces latérales à la pièce centrale tout en suggérant un puissant élan vers le haut, qui, dans la partie centrale, enfonce la coupole elliptique, jusqu’à la rejoindre. Celle-ci est soutenue par des pendentifs prononcés, à l’intérieur desquels son représentés les quatre évangélistes. Là l’image de Dieu en mouvement, “aux le plus haut des cieux”, synthèse infinite de movement et d’espace, devient le vrai point d’arrivée de ce prolongement de perspective. Il s’agit de l’allégorie du people de Dieu en marche vers le salut: voilà la réthorique et l’imagination baroques.

Parfaite du côté acoustique, l’église abrite dans sa contre-façade un orgue qui, selon le témoignage de Paolo Cavallo, historien de Pinerolo, “ami de la musique”, “probablement fut installé dans les années 1740 – 44 par un auteur inconnu”. Entre 1778 et 1779 il subit une restauration (documentée) confiée à Giovanni Battista Concone, organiste de Sa Majesté le Roi de Sardaigne. En 1852 Giuseppe Collino de Pinerolo l’a refait, avec les tuyaux “en chamade”, c’est à dire tournées vers le peuple, selon les coûtumes du Portugal et de l’Espagne. Actuellement il se trouve en restauration dans l’atelier d’orgues des frères Marzi”.

Dario Lorenzati – Traduzione a cura di Maria Elisa Bosio

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foto: Filiberto Comba – www.filibertocomba.com